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Le rêve
Dimension inconnue, univers fantastique

Le rêve qui nous entraîne dans des voyages qui annulent le temps et l’espace et se moque de la réalité.
Si l’antiquité, le Moyen Age et la renaissance on accordé aux songes une grande importance, les médecins, les savants et les philosophes reconnaissent depuis Freud la valeur primordiale du rêve dans l’analyse et l’explication du comportement humain.
Le monde des rêves est fat d’instincts de souvenirs, de désirs inavoués, et de craintes.
Le rêve est riche des symboles de nos aspirations secrètes
C’est un fabuleux voyage au fond de nous même. 
 

Les rêves chez les chamans

La croyance la plus répandue chez tous les peuples anciens est que la vie du corps dépend de l'âme. Gardant une certaine autonomie, elle peut s'évader pendant la phase du sommeil, et le rêve témoigne de cette évasion. Cette absence temporaire est sans danger, à condition qu'on ne réveille pas brutalement quelqu'un qui dort. Chez les Chamans, on dessine un tétras sur les berceaux des nourrissons afin que l'âme de celui-ci ne s'en aille pas trop loin. Si elle se fait prendre par les esprits, la mort est inéluctable, à moins que le chaman intervienne.
Cette absence d'âme peut aussi être attribuée à d'autres états proches du rêve comme l'ivresse et la maladie (surtout mentale), d'où la pratique chamanique du rappel de l'âme dans le corps. Enfin, cette absence est définitive en cas de décès.
Dans les sociétés chamaniques, certains types de rêves vont apporter la chance au chasseur. S'il rêve de la fille de l'esprit de la Forêt et des Eaux aussi, c'est-à-dire du donneur de gibier (donneur de chance), sa chasse sera couronnée de succès. La fille de l'esprit de la Forêt peut apparaître différente à chaque rêve, en vertu de la "pluralité d'entités particulières, localisées". "Elle est toujours très belle et le plus souvent nue, séductrice et exigeante". En échange du gibier, elle demande les plaisirs humains (amour, contes et chants). L'épouse du chasseur devine d'ailleurs au gibier rapporté si son mari a une maîtresse surnaturelle.
Il existe un interdit de pratiquer l'acte sexuel avant la chasse, avec son épouse notamment. Mais il est de bon présage d'avoir un rêve où le chasseur désire une femme sylvestre. Mais cette séduction a un prix : à terme elle signifie la mort du chasseur, la fille de l'esprit de la Forêt cherchant à le retenir. Elle le rend fou et le fait mourir. Les Chamans expliquent les morts violentes des chasseurs par l'amour que leur porte l'ourse. Pour les d’autres, les filles d'esprit doivent tuer les chasseurs pour les avoir comme maris.  Les chamans voient en rêve l'élan ou le renne ou l’animal dont la peau va lui servir à confectionner son tambour. Le rêve lui permet de savoir où le trouver et comment le reconnaître. Il ne lui restera plus qu'à faire part de ces renseignements au chasseur pour que celui-ci aille le tuer. Cette recherche peut durer une année entière.
Le tambour est un objet essentiel pour exercer l'activité de chaman. Outre le fait qu'il fait participer la communauté entière, le chaman épouse en quelque sorte son tambour puisqu'il matérialise son alliance surnaturelle avec la fille de l'esprit de la Forêt. C'est dire la fonction sacrée de ce type de rêve.
Toujours chez le chaman, certains types de rêve s'inscrivent dans le cadre de l'initiation. Ils se produisent d'ailleurs souvent pendant une maladie. Dans ces rêves, il existe des thèmes récurrents : rencontres avec des figures divines (Dame des Eaux, Seigneur des Enfers, Dame des animaux), esprits-guides, révélations sur les maladies et leur traitement, dépeçage et découpage du corps du chaman.

Mieux comprendre le sommeil
On consacre un tiers de notre vie à dormir et pourtant, le sommeil est un sujet qui comporte encore de vastes zones d'ombre. Que se passe-t-il quand on dort ? Pourquoi rêvons-nous ? Comment mieux dormir ? En route pour le pays des songes
.

Chaque soir, les symptômes sont toujours les mêmes : bâillements irrésistibles, picotements dans les yeux, réflexes ralentis, frissons... Autant de signes qui nous indiquent que le marchand de sable n'est pas loin. Après une journée ou tous nos sens ont été en éveil, où notre cerveau est resté en alerte constante, où nos muscles n'ont cessé de travailler, le sommeil devient alors une "activité" indispensable. Car contrairement à ce que l'on pourrait croire, dormir ne consiste pas à ne rien faire, loin delà !

Un, deux, trois sommeils

Si l'on se glisse sous la couette au moment où les signes de fatigue apparaissent, il nous faut 10 à 15 minutes pour rejoindre les bras de Morphée. Tout au long de la nuit. 4 à 5 cycles de sommeil vont se succéder, contenant chacun trois types de sommeil : léger, profond, et paradoxal. Pendant la première phase intermédiaire, dite de "sommeil léger de type 1", nos muscles se relâchent, notre conscience décroche. Une étrange sensation d'apesanteur, semblable à un flottement entre deux eaux, nous envahit. Derrière nos paupières closes, on voit parfois défiler au ralenti des images bizarres, comme distordues : les spécialistes du sommeil les appellent images ou hallucinations "hypnagogiques". La tension artérielle et le rythme cardiaque diminuent. Parfois, un muscle se relâche un peu plus vite qu'un autre et il nous arrive alors de sursauter. On peut aussi avoir la désagréable impression de tomber : c'est la baisse de pression artérielle dans l'oreille interne, là où se situe le sens de l'équilibre, qui en est la cause.

A poings fermés

On se coupe ensuite un peu plus du monde extérieur pour entrer dans un stade de "sommeil léger de type 2". Pendant lequel un claquement de porte pourra nous réveiller, puis on aborde rapidement le stade de sommeil "profond" ou "lent". Les électroencéphalogrammes montrent en effet qu'à ce stade, l'activité électrique du cerveau produit des ondes lentes et amples. Bien que notre corps soit immobile, nous conservons un certain tonus musculaire et nous pouvons serrer les doigts, d'où l'expression "dormir à poings fermés". Le système hormonal, de son côté, entre on activité. Au début de la nuit, le corps sécrète des hormones de croissance en grande quantité, nécessaires à la régénération de nos tissus cellulaires. Sous nos paupières closes, nos yeux demeurent immobiles, notre respiration et les battements de notre cœur ralentissent. Notre température interne se met à chuter tandis que celle de notre peau s'élève.

Tempête sous un crâne

Au bout de 90 minutes environ de sommeil lent, on entre dans une troisième phase, plus courte mais beaucoup plus intense : celle du "sommeil paradoxal". Pourquoi paradoxal ? Parce que notre cerveau redevient aussi actif qu'en période d'éveil, alors que notre tonus musculaire, lui, disparaît complètement. Pendant cette période consacrée aux rêves, cette atonie musculaire nous empêche de reproduire les mouvements effectués dans nos songes. Voilà pourquoi nous sommes parfois cloués sur place quand un monstre nous poursuit dans nos cauchemars ! En revanche, des mouvements oculaires rapides apparaissent. Voilà pourquoi le sommeil paradoxal est aussi appelé REM, pour "Rapid Eye Mouvements". La phase de sommeil paradoxal, qui dure environ 10 minutes en début de nuit, se répète à la fin de chaque cycle de sommeil et s'allonge progressivement, pouvant atteindre 30 minutes en fin de nuit. Au total, nous passons chaque nuit près de deux heures à rêver.

Un continent mystérieux

Si les rêves nous fascinent, c'est parce qu'on est encore loin d'en avoir percé tous les mystères. Du point de vue de la psychanalyse freudienne, les rêves sont la manifestation de notre inconscient. Pour les neurobiologistes, ils ont une fonction utile à notre organisme. Michel Jouvot. le neurophysicien français qui a mis en évidence l'existence du sommeil paradoxal en 1959. estime que ce "sommeil du troisième type". Beaucoup plus important chez le nourrisson que chez l'adulte, participe, entre autres, à la maturation du système cérébral. Autre preuve de l'importance du rêve : une personne que l'on prive pondant plusieurs jours de sommeil paradoxal devient agressive et se trouve rapidement en proie à des hallucinations et des troubles de la mémoire. Purge du cerveau, entretien des circuits neuronaux. apprentissage, création artistique, résistance au stress ? Les hypothèses sur la fonction des rêves sont nombreuses mais jusqu'à aujourd'hui, aucune d'entre elles n'a pu encore être réellement prouvée.

Le sommeil en chiffre :

- 20 ans : C'est le temps qu'un homme de 60 ans a passé à dormir au cours de sa vie. Sur ces 20ans, 5 ont été uniquement passés à rêver !
- 8 heures : C'est la moyenne de temps de sommeil nécessaire à l'être humain. Mais nous ne sommes pas tous égaux devant le sommeil : si un petit dormeur n'a besoin que de 6 heures pour récupérer, il peut falloir 9 à 10 h de sommeil à un gros dormeur pour se lever du bon pied. Ces besoins sont probablement innés et liés à notre hérédité.
- 25 heures : C'est la durée de notre rythme biologique naturel, soit une heure de plus que le rythme "jour-nuit". Ce sont les indicateurs extérieurs (horaires, alternance jour-nuit) qui envoient à notre cerveau des signaux permettant à notre rythme interne de s'adapter à celui de notre environnement. Ainsi, un homme isolé de l'extérieur et de la lumière retrouve rapidement un rythme spontané de 25 heures.

Dis-moi à quoi tu rêves...

Se promener tout nu dans la rue, voler au-dessus des toits, rater son train... Nous avons tous un jour (ou plutôt une nuit) fait ce genre de rêves étranges ou oppressants, qui donnent lieu à de multiples interprétations. La nudité pourrait être l'expression d'un sentiment de vulnérabilité, de sensibilité au regard d'autrui, ou signifier que le rêveur cache ses émotions ou se sent différent de l'image qu'il donne aux autres. Rater un train serait lié à une frustration d'avoir laissé passer une opportunité ou traduirait une colère contre sa propre inertie. Les rêves ou l'on se retrouve en plein vol seraient pour leur part, une façon de compenser les pressions de notre vie quotidienne. Mais il y a presque autant d'interprétations que de rêveurs... à chacun, donc, de relier ses rêves à son histoire personnelle pour essayer d'en déchiffrer le sens.

Le rêve de l'opossum géant

Mais le rêve n'est pas le propre de l'homme ! Les oiseaux et les mammifères connaissent eux aussi des phases de sommeil paradoxal, à deux exceptions près : les dauphins et les échidnés, chez qui l'existence de cette phase de sommeil n'a pas encore pu être clairement observée. On sait en revanche que le cerveau du dauphin ne dort qu'à moitié : l'hémisphère resté en éveil lui permet ainsi de continuer à bouger et donc, à respirer hors de l'eau. Champions toutes catégories du rêve animal : le tatou et l'opossum géant. Ils y consacrent entre 5 et 6 heures au cours de leurs 18 heures de sommeil quotidien ! Ça laisse rêveur, non ?

A dormir debout !

Si certains d'entre nous avons la chance de pouvoir dormir comme des bébés, d'autres sont confrontés à des troubles du sommeil. Les somnambules, par exemple, se lèvent en pleine nuit et déambulent les yeux grands ouverts, alors qu'ils dorment profondément. Dans de rares cas, ils peuvent sortir de leur maison et même conduire leur voiture. Ces crises se produisent au cours du sommeil lent profond, juste avant les phases de sommeil paradoxal. Le somnambule n'est donc pas en train de rêver. Les causes du somnambulisme sont encore mal connues. Elles pourraient être génétiques, liées à des troubles neurologiques comme l'épilepsie ou à des facteurs psychologiques : traumatisme ou stress. La narcolepsie est un phénomène encore plus impressionnant. Les sujets qui en souffrent s'endorment à tout moment de la journée, de façon subite, parfois même au milieu d'une phrase, et se réveillent en pleine forme après quelques minutes. La narcolepsie peut aussi s'accompagner de crises de cataplexie, une chute brutale du tonus musculaire déclenchée par des émotions comme la colère ou le fou rire. Cette maladie touche une personne sur 2 000 en Europe et a des origines génétiques. Dans la plupart des cas, elle est liée à une baisse de l'hypocrétine, une protéine fabriquée par le cerveau et impliquée dans la régulation du sommeil.

4 CONSEILS POUR MIEUX DORMIR

- Suivez le rythme : Vous avez du mal à trouver le sommeil ? C'est peut-être parce que vous ne vous couchez pas au bon moment. Nous avons chacun un rythme de sommeil qui dure environ 1 h 30. Si vous ratez le premier "train", il vous faudra attendre le prochain. Soyez donc attentifs aux signes annonciateurs du sommeil : vous avez froid, vous baillez, vos yeux picotent ? Filez au lit !
- La température idéale : Si vous avez l'habitude de vous plonger dans un bain chaud avant d'aller vous coucher, changez de tactique ! En effet, notre organisme doit faire baisser sa température interne pour se préparer au sommeil. Préférez donc une douche ou un bain tièdes, à 37 °C maximum. Ne surchauffez pas non plus votre chambre : une pièce chauffée à 20 °C est idéale. Enfin, les scientifiques ont démontré que le fait de réchauffer ses extrémités favorisait l'endormissement. Avant d'aller au dodo, enfilez des chaussettes !
- Dînez léger : Evitez les dîners trop lourds ou trop épicés et mangez au moins deux heures avant de vous coucher. Pour donner un petit coup de pouce au sommeil, vous pouvez boire une tisane de verveine, de camomille, de fleur d'oranger ou un verre de lait tiède. Et bien entendu, évitez de prendre un café le soir !
- Halte aux prises de tête : Trop de télévision ou de jeux vidéos avant l'heure du coucher sont néfastes à l'endormissement. Pour ne pas ruminer avant de vous endormir, faites chaque soir une liste des choses importantes à faire le lendemain, cela vous évitera de vous prendre la tête pour rien !