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VIVE LE CARNAVAL !

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Carnaval vient d’une expression latine ("carne levare") qui veut dire "enlever la viande".

Si ce jour est devenu un jour de fête, c’est précisément parce qu’il fallait en profiter, festoyer et faire bombance avant que la viande et les repas trop riches ne soient interdits.


La période de Carnaval se clôt en effet le jour du Mardi gras, veille du Carême, cette période de quarante jours de jeûne avant l’anniversaire de la mort puis de la résurrection du Christ (Pâques).


Pour mieux faire la fête et le fou, on prend l’habitude de se déguiser : derrière un masque, toutes les barrières sociales, d’âge ou de fortune disparaissent !


Les croyances ancestrales assurent que le bruit et les danses de Carnaval favorisent la prospérité. 


Pendant cette période de lien entre les vivants et les morts (évoqués par les masques), il ne fallait ni brûler les os des bêtes ni les donner à manger aux chiens : il valait mieux les enfouir dans une écurie, comme autant de graines symboliques des animaux à naître. 


Carnaval se terminait souvent par un feu. Pour s’assurer de bonnes moissons à venir, on conseillait de sauter par-dessus le feu, le plus haut possible, ou bien d’emporter des cendres et d’en répandre dans les champs.

 Sans doute est-ce pour oublier les tristesses de la saison, pour tromper l’ennui des jours de pluie et de brouillard, qu’on a inventé les divertissements du carnaval, qui dérivent des saturnales antiques, et il n’y a peut-être rien de si vieux dans les coutumes des peuples que la procession du bœuf gras.

Au Moyen Age, il faut le dire, les fêtes du carnaval étaient le plus souvent de vraies orgies. Les déguisements d’un sexe en un autre, et même les travestissements de l’homme en bête, donnaient lieu à des scènes et à des épisodes jugés déplorables pour la morale, ce qui explique que l’Église tonna pendant plusieurs siècles contre ces désordres.

On fut obligé de défendre le masque au XVIe siècle sous les peines les plus sévères, et la monarchie se prêta très bien en ceci aux vues de l’Église, qui réprimait et condamnait hautement ces scandales. Les Valois sont ceux de nos rois qui se sont montrés les plus sévères à cet endroit des mœurs publiques. Jusqu’en 1509, le masque avait passé à travers les époques les plus rigides.

Là s’arrêtèrent ses débordements. On avait vu jusqu’alors des troupes de masques arpenter les rues, armés de bâtons entourés de paille, frappant à tours de bras tous les passants qui se rencontraient sur leur chemin. Ce fut une ordonnance de François Ier qui leur défendit ces libertés, et peu après, l’usage des masques et momons fut absolument défendu en public sous les conditions les plus rigoureuses.

L’époque des anciennes saturnales correspondant à merveille avec l’époque des réjouissances de Noël, nos naïfs aïeux, qui mêlaient sans remords, dans leur dévotion quelquefois très bigarrée, les images du paganisme aux pratiques chrétiennes, finirent par fondre ensemble dans leurs fêtes de famille le souvenir des saturnales romaines, des calendes de janvier, de l’Épiphanie et même de Noël.

 Leur carnaval commençait le 25 décembre, et se poursuivait jusqu’à l’entrée du carême.

C’était dans les premiers siècles le premier jour de l’an que se faisaient les principales mascarades en l’honneur de Janus, et on pourrait bien trouver peut-être l’origine du masque dans la tête de ce dieu à deux visages. 

C’est à cause de ces mascarades bruyantes et désordonnées que l’Église imagina d’avancer l’année de huit jours. Auparavant l’année française commençait le 1er mars, jour qui, sous les Mérovingiens, était la fête de la revue générale des troupes. Sous les Capétiens, l’année s’ouvrit à Pâques. Ce ne fut que sous Charles IX, par un édit royal de 1564, que l’année fut enfin fixée, suivant l’ancien usage, au 1er janvier.

De ces origines toutes païennes, sont dérivées la fête des fous, la fête des calendes de janvier, la fête de l’âne, et enfin la procession du renard, imitée sous un autre titre et quelquefois d’autres attributs suivant les localités. Lors de cette fête-ci, on voyait figurer, au milieu du clergé, un renard couvert d’un surplis fait à sa taille, avec la mitre et la tiare sur la tête. On avait mis de la volaille à sa portée.

 Le renard, naturellement vorace, n’attendait pas, comme on pense bien, la fin de la cérémonie pour se jeter sur cette facile proie. Le plus souvent, il oubliait ses pieuses fonctions, et s’emparait des poules qu’il se mettait à dévorer en présence de l’assistance, si noble qu’elle fût.

Plus d’un prince s’en amusa, entre autres Philippe le Bel, que la procession du renard divertissait beaucoup. Il est vrai que ce monarque avait eu maille à partir avec le pape, et qu’il voyait une allégorie qui lui plaisait dans cette singulière procession. Ce type de divertissements sacrilèges n’effarouchait point la dévotion superstitieuse des populations du XIIIe et du XIVe siècle.

Quant à la fête du bœuf gras, on peut en voir l’origine dans cette sorte de promenade des bœufs destinés aux sacrifices païens auxquels nos tapisseries anciennes font allusion. On promenait le bœuf gras, qui rappelle tout simplement l’âne de Silène, dans quelques-unes de nos villes les plus anciennes, à savoir surtout Marseille. La victime était choisie parmi les plus beaux bœufs, parée de fleurs, entourée de ses sacrificateurs qui la gardaient à vue, et de musiciens qui avaient l’air de prétendre charmer ses derniers moments.


LE BŒUF GRAS A PARIS, A LA FIN DU XIXE SIECLE

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Près d’entrer dans la sainte abstinence du carême, on voulait montrer au peuple le dernier bœuf dont il lui serait permis de manger. On l’appelait bœuf gras, comme on appelle encore jours gras les jours d’allégresse qui précèdent le carême. Excepté son entourage mythologique, qui ne date en réalité que de la Révolution, le bœuf gras d’autrefois a toujours ressemblé à notre bœuf moderne. 

On l’a toujours paré comme il est aujourd’hui et comme l’étaient les victimes antiques. On a toujours entouré sa marche de la même pompe, à peu de chose près. Les garçons bouchers, chargés de la marche, étaient jadis, comme aujourd’hui, vêtus à l’instar des esclaves des sacrificateurs, et avaient des instruments comme des anciens en portaient aux sacrifices.

 On mettait aussi sur le dos du bœuf, à Paris seulement, l’enfant traditionnel, aujourd’hui transformé en amour, jadis appelé par les bouchers leur roi.

 Peut-être la légende de saint Nicolas entre-t-elle là pour quelque chose.

Mais par la suite, l’un des personnages du cortège du bœuf le plus important fut sans contredit Arlequin, emprunté à la scène italienne. On ne le connaissait guère en France avant la Renaissance. Il y fit fortune. Arlequin, avec sa spirituelle et souple badine, avec son masque qui lui permit toutes les finesses de la plus audacieuse raillerie, son habit étriqué, court, bigarré de morceaux triangulaires de drap, avec des souliers sans talons, avec son menton narquois et ses noires prunelles foudroyantes de malice sous son masque de velours, était un type qui devait se nationaliser en France.

Aussi Arlequin devint-il le héros de toutes nos folies et mascarades, en compagnie de Colombine et de Polichinelle, Pulcinello, un type italien aussi.

 Moins spirituel que le nôtre, l’Arlequin des Italiens avait aussi sa grâce et sa finesse. Il tenait à la fois du singe et du chat, gracieux et souple, rusé et perfide à l’occasion. C’était un grand enfant, quelquefois naïf, quelquefois pétillant de saillies, toujours fécond en ressources, et n’échappant à une situation comique que pour tomber dans une autre encore plus comique. Comme le nôtre, il avait un masque noir, et l’on croit que c’est parce qu’un esclave africain en fut le premier modèle.



COSTUME D’ARLEQUIN

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La première langue d’Arlequin fut le patois de Bergame ; ce fut sans doute, dit-on, pour ridiculiser les habitants de Bergame, passant généralement pour sots et fripons. Depuis son apparition parmi nous, Arlequin ne nous a plus quittés. Il éclipsa la célébrité des Scapin, des Sganarelle, des Crispin, des Pierrot, des Gilles, des Jeannot, des Cadet Roussel et des Jocrisse.

Il fut un des personnages essentiels de nos scènes comiques. De nos jours, banni à peu près des théâtres, nous le retrouvons, encore presque partout dans nos mascarades populaires, et il restera éternellement le souvenir et le symbole des plus belles époques du carnaval.

 À Londres, en Espagne, en Italie, même dans tout le Nord, en Allemagne et en Russie, le carnaval s’est soutenu beaucoup mieux qu’en France. Il est fort agréable à Barcelone, et à Londres, où dit-on, la meilleure compagnie oublie les lois de stricte étiquette et de hautaine réserve qui la régissent ordinairement, pour partager, sous le commode incognito du masque, les divertissements populaires.

Mais cela n’est rien à côté de ce carnaval de Venise tant vanté et avec raison. C’est à Venise que le carnaval semblait avoir élu son privilège exclusif. L’Europe retentissait au Moyen Age de la somptuosité et de l’élégance de son fameux carnaval. C’était la plus brillante fête de la folie que l’on pût voir. Quel temps que celui-là !

Sur les canaux serpentaient les riches gondoles pavoisées et illuminées, portant leurs masques aristocratiques. Au sommet des mâts de triomphe s’agitaient au vent les bannières éclatantes des nations étrangères que Venise comptait comme autant d’alliées. Chaque clocher déployait l’image du lion ailé, le lion de Saint-Marc. Des tapisseries précieuses, de soyeuses banderoles flottaient sur les murailles noircies et aux balcons dorés des palais. Dans de riches équipages marins s’avançaient les ambassadeurs des puissances que la fière Venise tenait sous son joug, et c’est au milieu de ces pompeuses fêtes qu’avait lieu cet acte étrange de mysticisme politique, le mariage du doge avec l’Adriatique.